Je vais redescendre vers la 4.1.6

Bonjour

Depuis deux ans (?) , j'avais pris l'habitude d'attendre la sortie d'une branche +2 avant d'oser passer à la branche+1.
Par exemple, cette année, j'ai attendu la 4.3 pour passer de la 4.1 à la 4.2.

Cela me permettait d'être presque sûr d'utiliser une version exempte de tout dysfonctionnement majeur.

Vu ce que donne la 4.2.6 (avec entre autre le copié/collé hasardeux entre MS-word et Writer) je vais devoir adapter ma tactique ainsi :
Attendre la sortie d'une branche+3 avant de passer à une branche+1.

Donc, au moment où je dois actualiser quelques ordinateurs dans des associations ou dans mon école, je vais me contenter de récupérer une version 4.1.6.

Je ne suis pas sûr que la réputation de LO gagne grand chose à tout cela...
Je pense aussi qu'en plus des appellations "évolution" et "stable", il faudrait en créer une nouvelle : "opérationnelle" ?

Ces remarques ne sont faites pour agresser personne, je n'en ai ni l'envie ni les moyens, juste pour s'interroger sur la course aux nouveautés de LO : en avons-nous les moyens ?

@+
Luc
ps : le nom de la dernière 4.2.6 est devenu un peu exotique : "-secfix" ?

Bonjour,

le système de linux Debian est excellent pour celà :
- une version stable.
- Une version en test.
- Une version Instable.

Et le tour est joué.

Cordialement

François-MArie

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a un problème, et qu’en face, c’est une fin de non-recevoir. Circulez, il n’y a rien à voir, notre mode de développement n’est pas discutable.

Pourtant, on passe souvent pour des buses. Imaginez l’impact sur l’image de LO du bug sur les lettres minuscules grecques dans les formules !
Les pertes de données dans calc et la version 4.2 !
Les chamboule tout des formulaires dans je ne sais plus quelle version, il y en a d’autres bien évidemment.

La seule réponse, c’est un changement de nom des versions « stable » et « évolution ». Il aurait été plus honnête d’appeler les versions 4.x.0 et 4.x.1 champs de mines. En effet, comment être certain qu’en seulement quelques semaines de test ces versions ne contiennent pas de bug avec pertes de données ? C’est arrivé, et ça se reproduira.
Le site a changé et les mises en garde sur les versions « champs de mines » se sont faites plus discrètes. Je le redis, je trouve cela suicidaire.

Sur la liste réseau de mon académie, on recommande ApacheOpenOffice le bug des des caractères grecs à fait du mal. Cela pouvait être évité pourtant.

Et pourtant, il y a des solutions.

— Garder une version sur deux avec intégrations des correctifs. Mais on me dit que c’est un problème de moyens. Non, c’est un problème de répartition des moyens

— Ne pas laisser télécharger une version champ de mines sans un popup d’avertissement très clair ! qui recommande les mises à jour de ces versions dès qu’elles sont disponibles. On peut aussi améliorer le popup de LO qui détecte une mise à jour et l’annonce à l’utilisateur. Cependant, il faut bien comprendre que les utilisateurs lambda sont devenus frileux au téléchargement. La peur de télécharger une cochonnerie en même temps que leur logiciel les paralyse.
Ils téléchargent donc une version de LO et la gardent. Et là, c’est très probablement une version minée. En effet, la version 4.3 sera déminée dans quelques mois, mais ce sera alors la 4.4 qui sera mise en avant. La fenêtre pour avoir une version à peu près propre n’est que de quelques semaines par an...

Mais bon, je ne me fais pas d’illusions, cette prose est inutile.

D’ailleurs, je ne fais plus de package de déploiement sur le site de notre académie pour déployer LibreOffice & Gtrammalecte. Je n’ai pas envie d’être responsable d’un désastre suite au déploiement d’une version dont on découvrira tardivement un gros bug.

Pierre

C'est le plus gros problème à mon avis. Et en plus avec des arguments d'une mauvaise foi confondante.

Je conseille à tous la lecture d’un livre très enrichissant : traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens.

Ce livre est un recueil d’expériences de psychologie comportementale, qui nous montre que bien souvent, nous pensons prendre des décisions librement alors qu’il n’en est rien.

L’une de ces expériences est la suivante : on donne à un premier groupe d’étudiants en école de commerce, un tableau de bord de la situation d’une entreprise, et on leur demande quelles décisions doivent être prises. Le second groupe est présent sur le test depuis plus longtemps et a pris les décisions qui ont mené à la situation présentée au groupe 1. On compare alors les décisions prises par les deux groupes. Cette expérience met simplement en évidence le fameux « persiste et signe ». C’est à dire, la difficulté que l’on peut avoir à remettre en cause des orientations quand est soi-même responsable des décisions précédentes. Bien évidemment, cela ne signifie pas qu’il ne faille jamais persister pour obtenir des résultats ni qu’il faille faire la girouette. Il faut simplement être conscient de l’écueil.

Pierre